Qu’est-ce que le métabolisme – Quel est son importance pour l’organisme ?

Peut-être avez-vous déjà entendu des personnes de votre entourage parler de leur métabolisme pour expliquer un certain nombre de phénomènes dans leur corps ?  Il n’est un secret pour personne que l’énergie permettant à l’organisme d’assurer ses diverses fonctions provient de l’alimentation. Mais savez-vous comment est produite et utilisée, et ce qui peut altérer, cette énergie qui vous permet de respirer, faire circuler le sang, marcher, chanter, rire, réfléchir, faire du sport ou exister tout simplement ?

 

Le métabolisme ou la vie

Le métabolisme peut être défini comme l’ensemble des transformations chimiques qui entretiennent la vie au sein des cellules des organismes vivants. Ces réactions catalysées par diverses enzymes permettent aux êtres vivants de croître et de se reproduire, de maintenir l’intégrité de leur structure et de répondre aux mieux aux stimuli de leur environnement.

Le terme métabolisme peut également se référer à toutes les réactions chimiques qui se produisent dans le corps dans l’optique de garantir sa pérennité. On peut par exemple citer la digestion ou encore le transport des substances dans et entre les différentes cellules. Dans ce cas, les réactions qui ont lieu au sein des cellules sont désignées par l’expression “métabolisme intermédiaire”.

 

Le métabolisme cellulaire

Le métabolisme est quelque chose d’assez complexe comprenant de gros volets que sont : le «catabolisme» et l’«anabolisme».

L’anabolisme regroupe l’ensemble des réactions chimiques intra ou extra cellulaire donnant lieu à de la création de matière. Étymologiquement parlant, l’expression provient du grec “anábolê” qui veut dire lancer du bas vers le haut. Cette définition renvoie donc à la fonction de l’anabolisme qui est partie de petites molécules pour en former des plus grosses.

Le catabolisme par contre désigne toutes les réactions au cours desquelles il se produit une dégradation de matière génératrice d’énergie. Ce terme provient également du grec “katabolê” qui désigne l’action de jeter vers le bas. Il renvoie ainsi vers la fonction du catabolisme qui est de décomposer de grosses molécules en de plus petites qui sont facilement assimilables par l’organisme.

 

Ces deux catégories de réaction ont donc lieu au sein de l’organisme à partir de composantes chimiques provenant de l’alimentation et l’effet d’un certain nombre de catalyseurs. Pour être plus précis, il s’agit des deux volets du métabolisme cellulaire. En biologie, le terme métabolisme renvoie à la digestion, l’élimination des déchets ainsi que l’ensemble des mécanismes chimiques de l’organisme.

 

Le taux métabolique

Le terme «taux métabolique» fait référence à la quantité d’énergie qu’une personne libère de son corps par unité de temps. Cette énergie s’exprime en calories, mais il est plus facile de la mesurer en kilo-calories ou «kcal». Un kcal équivaut à 1 000 calories. Le taux métabolique d’une personne est généralement exprimé en termes de kcal par heure ou par jour. Une façon de mesurer le taux métabolique d’une personne consiste à utiliser un «spiromètre», un appareil qui mesure son taux de consommation d’oxygène. Pour chaque litre d’oxygène qu’une personne respire, elle utilise environ 4,82 kcal d’énergie provenant du glycogène ou des graisses.

Voici une vidéo vous explique comment réalise ce test de spirométrie !

https://www.youtube.com/watch?v=At55xOY2IjE

Le taux métabolique total (TMT) d’une personne comprend son taux métabolique de base (ou métabolisme basal, environ 65-70%) en plus de ses dépenses énergétiques pour d’autres activités (métabolisme actif, environ 20-25%) et de ses dépenses pour l’alimentation et la digestion (thermogénèse post-prandial, environ 10%).

 

Le taux métabolique d’une personne dépend donc de certaines variables telles que le fait de jeûner ou non, son taux d’hormones, son activité physique, son état mental et son hormone thyroïdienne en particulier. Le métabolise d’une personne augmente en raison de l’activité physique, de l’anxiété, l’effet thermique des aliments, de la grossesse, de la fièvre ainsi que d’autres facteurs. D’après le nutritionniste Hugo Blanc, il existe également des facteurs qui peuvent réduire le taux métabolique total d’une personne, comme l’apathie, la dépression ou la famine prolongée.

En règle générale, le métabolisme est plus intense chez les enfants que chez les adultes, et de la même manière plus important chez les petits animaux que chez les gros.

 

Métabolisme basal ou taux métabolique de base

Le taux métabolique basal (ou BMR en anglais) d’une personne représente l’exigence calorique minimale dont elle a besoin pour maintenir la vie (son existence) en dehors de toute activité physique. Le métabolisme de base d’un individu peut être responsable de jusqu’à 70% de ses dépenses énergétiques. Cette statistique dépend toutefois de divers facteurs. Des fonctions tels que le pompage du sang par le cœur, la respiration et le maintien de la température corporelle nécessitent des calories. Le métabolisme basal d’une personne est le facteur le plus important dans la détermination de son taux métabolique global, ainsi que du nombre de calories dont elle a besoin pour maintenir, perdre ou prendre du poids. Vous pouvez estimer votre métabolisme basal ici.

 

Le métabolisme basal d’une personne est déterminé par une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques tels que (liste non exhaustive) :

  • l’âge : le métabolisme de base baisse à mesure qu’un individu prend de l‘âge ;
  • le taux de graisse corporel : plus une personne est mince et plus son BMR est élevé ;
  • la surface corporelle : plus la surface corporelle d’une personne est grande, plus son BMR est élevé. Les personnes grandes et minces ont des BMR plus élevés ;
  • Température corporelle : Pour chaque augmentation de 0,5 °C de la température corporelle interne d’une personne, son BMR augmente d’environ sept pour cent. Les réactions chimiques dans le corps d’une personne se produisent plus rapidement à des températures plus élevées.
  • Sexe : Les hommes ont généralement une masse musculaire plus élevée et un pourcentage de graisse corporelle plus faible que les femmes. Leur BMR est par conséquent plus élevé.